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dimanche 18 octobre 2026

Les chiens de Navarre . La vie est une fête... .

 683 - Coeur : Peinture sur toile de l'artiste Harleen

 

 📢📢 À VENIR [Théâtre 🎉] "La vie est une fête" Jean-Christophe Meurisse – Cie Les Chiens de Navarre 📆Mercredi 7 octobre à 19h30 📆Jeudi 8 octobre à 20h30 📍À l'Estive Peut-on rire   

 

Peut-on rire de la folie du monde ? Dans La vie est une fête, la sulfureuse compagnie Les Chiens de Navarre plonge le public dans les urgences psychiatriques d’une France à bout de nerfs. Un théâtre truculent, aussi dévastateur que salutaire !

Ça commence comme une séance de l’Assemblée nationale, dans la confusion et le chaos des invectives. Puis le rideau rouge tombe, et l’on bascule dans un hôpital psychiatrique en déliquescence — terrain de jeu idéal pour la troupe la plus indomptable du théâtre français.

Et si nos souffrances ne tenaient pas seulement à nos histoires personnelles, mais à l’état général du monde ? Politiques démagogues, start-up vampirisantes, médecine à l’agonie, violences sociales accumulées… ces déclencheurs de crises collectives finissent par s’incarner dans des individus ordinaires, à bout, menés jusqu’aux urgences psychiatriques — cet endroit rare qui reçoit tout le monde, sans exception d’âge, de sexe ou de condition.

Les Chiens de Navarre construisent leurs créations sans texte préexistant : les acteurs explorent, proposent, écrivent à même le plateau au fil des répétitions. Ce travail collectif et instinctif aboutit à une forme vivante qui conserve toute l’énergie brute de sa fabrication. Chaque spectacle scrute les déraillements de la société à la loupe, avec un humour ravageur… Souvent caustique, toujours débordant, l’art des Chiens de Navarre déclenche des émotions fortes dans un style politiquement très incorrect !

Fondée en 2005 par Jean-Christophe Meurisse — par ailleurs réalisateur des films Apnée, Oranges sanguines et Les pistolets en plastique —, la compagnie a imposé depuis vingt ans une façon de faire du théâtre résolument libertaire, trash et tendre à la fois. Un théâtre qui dérange, réveille et ne laisse personne indifférent. Compagnie majeure du théâtre français, Les Chiens de Navarre ont remporté le Molière du meilleur spectacle de théâtre public en 2026 pour I Will Survive.

 SITE DE LA COMPAGNIE 

 

 

mardi 1 septembre 2026

Libération , purgation , défoulation .

 

683 - Coeur : Peinture sur toile de l'artiste Harleen     

Images d'un week-end au jardin extraordinaire de Lieurac...
 
 
Beauté du site , mais aussi un spectacle musical clownesque( sans nez )un OVNI
musical où la virtuosité sert la démesure ( et ce n'est pas moi qui le dit.)



Et tout cela sans débourser un kopek ...

vendredi 21 août 2026

Bure'Lesques 2026

 

 𝐀̀ 𝐁𝐮𝐫𝐞, 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐧'𝐞𝐬𝐭 𝐣𝐨𝐮𝐞́ Il n'y a pas de déchets radioactifs stockés, ni aucune infrastructure pour les accueillir. Si l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) a posé son   

 Ticket d'entrée pour la 5ème édition du festival le plus décrié par l'état français .

 

Résumé de 40 ans d'histoire du projet...

 


 

 La lutte continue -plus que jamais- partout en France et en Europe contre l'impasse nucléaire, pour la protection de nos ressources naturelles, pour le respect du vivant et pour un futur meilleur et apaisé. Le nucléaire et les grands projets inutiles et imposés, c'est "Ni ici, Ni ailleurs".

samedi 8 août 2026

Les géants de l'Afrique

 683 - Coeur : Peinture sur toile de l'artiste Harleen

 

 


Festival ingénieuse Afrique. Foix 7/8/9 Août 2026
  
Togo 

 


                                                

 Les tambours du Burundi

 


 

 

mardi 21 juillet 2026

Les bleus champions du monde

 

Ces Bleus-là font encore trembler la planète : voici l’équipe de France des ennemis de l’écologie

Patrick Pouyanné, Arnaud Rousseau, Emmanuel Macron... Alors que la Coupe du monde de football touche à sa fin, Reporterre a composé son équipe de France des ennemis de l’écologie.

Qui de l’Espagne ou de l’Argentine remportera la Coupe du monde de football 2026 ? Verdict dimanche 19 juillet, au terme d’une finale opposant les champions d’Europe et les champions du monde en titre. Avant que ne soit sifflé le coup d’envoi, Reporterre vous dévoile son « 11 type ».

Quésaco ? Chez nos confrères et consœurs journalistes sportifs, le 11 type est un format courant. L’objectif est simple : composer une équipe fictive en piochant chez les différents participants les meilleurs joueurs d’une compétition.

Attention ! On ne prétend pas avoir à Reporterre les compétences pour départager Lionel Messi de Lamine Yamal… En revanche, vous offrir la composition – non exhaustive – des onze pires ennemis de l’écologie, ça, c’est dans nos cordes. Donald Trump, Javier Milei, Elon Musk, Jeff Bezos et compagnie, ne nous en voulez pas ; vous avez toute votre place dans un 11 mondial, mais aujourd’hui, c’est une équipe de France que Reporterre a concocté.

© Mélissa Germany / Reporterre
  • Gardien : Jean-Laurent Bonnafé

Qui d’autre qu’un banquier pour encaisser les buts ? Jean-Laurent Bonnafé, chevalier de la Légion d’honneur, est le patron de BNP Paribas. Ce groupe est le soutien financier n °1 en Europe de l’expansion gazière et pétrolière. TotalEnergies, Chevron, ExxonMobil, Shell, BP… Il finance ces géants des fossiles à coups de dizaines de milliards d’euros, ce qui en fait tout simplement l’entreprise française la plus émettrice de gaz à effet de serre.

Son geste technique — Le greenwashing. Jean-Laurent Bonnafé est vice-président de l’Association des entreprises pour l’environnement, dont la « raison d’être » est : « Une seule planète et un monde prospère. »

  • Latéral gauche : Arnaud Rousseau

Arrivé dans l’équipe en 2023, Arnaud Rousseau est aujourd’hui un leader de vestiaire indiscutable. Président de la FNSEA, le syndicat agricole productiviste dominant, il prête aussi bien sa plume à Laurent Duplomb qu’aux élus du Rassemblement national et brille par son endurance. Dès que gronde la colère paysanne, il court les plateaux TV et radio pour incarner la voix des agriculteurs. Seulement, à y regarder de plus près, Arnaud Rousseau revêt plutôt l’habit de grand patron. Outre la FNSEA, il est aux commandes du groupe international d’agro-alimentaire Avril, dont le chiffre d’affaires dépassait en 2025 8 milliards d’euros.

Son apport pour l’équipe — Il offre des oranges (pleines de pesticides) à la mi-temps.

  • Défenseur central : Patrick Pouyanné

Patrick Pouyanné, c’est le boss de la défense. Des tornades, il en a affronté, mais le PDG de TotalEnergies a toujours maintenu son cap envers et surtout contre tous : l’extraction des fossiles. Dans un rapport publié en 2021, Oxfam révélait que le géant français des hydrocarbures émettait plus de gaz à effet de serre que… la France. Une performance de haut vol, mais son patron refuse de se reposer sur ses lauriers : en septembre, il a annoncé vouloir augmenter sa production de pétrole et de gaz de 4 % par an d’ici à 2030, à contre-courant de toutes les recommandations scientifiques.

Sa stratégie — S’adapter à n’importe quelle attaque. En pleine guerre au Moyen-Orient, ses bénéfices ont bondi de 51 %. Les supporters de l’équipe adverse parleront sûrement de « profits de guerre indécents ».

  • Défenseur central : Nicolas George

Jusqu’ici remplaçant, Nicolas George est le tout nouveau directeur général de Lafarge France. En 2021, sa société, géant du ciment inscrit au CAC 40, était l’entreprise française qui émettait le plus de gaz à effet de serre par euro de chiffre d’affaires.

Son prédécesseur déchu — Bruno Lafont, titulaire indiscutable de 2007 à 2015, a écopé d’un sacré carton rouge en avril. L’ex-PDG de Lafarge a été condamné à six ans de prison pour avoir versé des millions d’euros à des groupes rebelles djihadistes, dont Daech, afin de maintenir son activité en Syrie dans les années 2010. Il a fait appel de cette condamnation.

  • Latéral droit : Pascal Praud

Des 11 types, il en a dessiné un paquet. De 1988 jusqu’au début des années 2010, Pascal Praud travaillait dans l’univers du foot, tantôt comme chroniqueur sur TF1 aux côtés de Thierry Roland, tantôt comme chargé de la communication et du marketing du Football Club de Nantes. S’il n’avait pas abandonné cette casquette pour s’improviser analyste politique, sans doute n’aurait-il pas intégré cette équipe. Seulement, depuis qu’il est aux manettes de l’émission « L’Heure des pros », sur CNews, le Nantais s’affaire à banaliser l’extrême droite et le climatoscepticisme. Pas plus tard que le 21 mai, alors qu’un épisode de chaleur millénaire frappait l’Hexagone, l’animateur niait encore le consensus scientifique. Ne vous tracassez pas à jeter un coup d’œil à la chaîne : Reporterre l’a fait pour vous.

Son petit plus — Peut faire office de brasseur d’air dans le vestiaire.

  • Milieu défensif : Pierre-Édouard Stérin

Rouage indispensable de l’équipe, Pierre-Édouard Stérin tire les ficelles dans l’ombre. Le milieu de terrain affiche un profil complet : ultraconservateur anti-IVG, admirateur de Donald Trump, exilé fiscal assumé et devenu milliardaire en lançant en 2003 les coffrets cadeaux Smartbox. Inconnu au bataillon jusqu’en 2025, il s’est rapidement imposé comme LE promoteur et financeur de l’extrême droite française.

Son geste technique — Les passes décisives à Marine Le Pen.

  • Milieu gauche : Laurent Duplomb

Le sénateur républicain de la Haute-Loire, encore inconnu du grand public il y a peu, a signé une année fracassante. À l’origine de la controversée loi qui porte son nom, il s’est fait retoquer par le Conseil constitutionnel en août 2025 sur la réautorisation de l’acétamipride. Solide sur ses appuis, il n’a rien lâché pour revenir à la charge en transformant le projet de loi d’urgence agricole en loi Duplomb 2, dont la version approuvée en commission mixte paritaire valide le retour de l’acétamipride et renforce le contrôle des agriculteurs sur la gestion de l’eau… Un bel exemple de persévérance.

Son coéquipier préféré — Le latéral gauche, Arnaud Rousseau, toujours là pour l’épauler… voire écrire à sa place les propositions de loi.

  • Milieu droit : Marine Le Pen

Jordan Bardella ne quittera pas le banc de touche tout de suite. Dauphin de Marine Le Pen, il attendait le 7 juillet avec impatience, doigts des mains et des pieds croisés. Raté ! Si la cour d’appel de Paris a à nouveau jugé la députée du Pas-de-Calais coupable, elle reste malgré tout titulaire pour la compétition reine : l’élection présidentielle. Pour nous, ça ne change pas grand-chose. Au-delà de leur programme xénophobe, les deux veulent climatiser le pays, démonter les éoliennes, soutenir les fossiles et rester muets sur les ravages de l’agriculture productiviste.

Sa botte secrète — La feinte de corps pour esquiver le bracelet électronique.

  • Ailier gauche : Bernard Arnault

Emmanuel Besnier ou Bernard Arnault ? La question a été difficile à trancher pour le poste d’ailier gauche. À la tête du géant Lactalis, le premier est décrit par certains paysans comme un véritable « prédateur ». La connexion avec Duplomb et Rousseau était donc toute trouvée. Seulement voilà, le multimilliardaire se montre trop discret. Reporterre a bien tenté de lui tendre le micro à la sortie d’une défaite cuisante en février 2024… mais rien à faire : nos questions sont restées sans réponse.

Résultat : c’est l’un des leaders du classement Forbes qui décroche son ticket pour ce 11 type. Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH, est l’homme le plus riche de France. Notamment propriétaire des médias Les Échos, Le Parisien et Paris Match, il contrôle son image à la perfection et s’est même emparé en 2025 de la revue Sciences et avenir, au grand désarroi des salariés. Heureusement, des médias indépendants comme Reporterre sont là pour rappeler le palmarès du joueur. Dernière fulgurance en date : des millions d’euros dépensés pour retarder l’interdiction de vente de ses produits cancérogènes.

Sa stat’ délirante — Malgré ses 77 ans, Bernard Arnault rivalise en vitesse avec Kylian Mbappé, grâce à son jet privé hyperactif.

  • Ailier droit : Rodolphe Saadé

À peu de choses près, Rodolphe Saadé a des statistiques comparables à celles de Bernard Arnault. Patron de l’armateur CMA CGM, il détient également BFM-TV, RMC, La Provence, ou encore La Tribune, et partage avec son avant-centre, Emmanuel Macron, une passion pour l’Olympique de Marseille, club qu’il sponsorise. Pour cela, il peut aussi compter sur le ministère de la Transition écologique, qui, en échange d’un chèque de 2 millions d’euros, n’a pas hésité à faire figurer son groupe au cœur de sa communication à l’occasion de l’Unoc, le sommet mondial pour les océans, aux côtés d’associations écologistes comme Surfrider. Une sacrée feinte, alors que le transport maritime est à l’origine d’autant d’émissions de gaz à effet de serre que l’avion.

Son talon d’Achille — Le chant de supporters « On veut le blé de Saadé pour nos pépés ! » Ça lui remémore une sale journée de 2023, en pleine lutte contre la réforme des retraites, quand des ultras avaient bloqué son gratte-ciel pour dénoncer ses superprofits.

  • Avant-centre : Emmanuel Macron

Comme le dit son idole, Kylian Mbappé, « tu m’parles pas d’âge ! » : Emmanuel Macron a été désigné capitaine de son équipe à seulement 39 ans, devenant le plus jeune président de la République française. Depuis, il enchaîne les performances et n’hésite pas à le faire remarquer devant la presse : « Un gros travail [d’adaptation] a été fait et je pense que l’honnêteté conduit à le regarder », se félicitait-il le 25 juin, alors que l’Hexagone vivait la journée la plus chaude de son histoire. Peut-être un petit passage chez l’opticien s’imposera-t-il pour l’avant-centre. Car, à ce moment-là, les locataires cuisaient dans les passoires thermiques, les écoles se transformaient en fournaises, les villes en étuves et les élevages en cimetières géants. Une drôle définition de l’adaptation !

La phrase qu’il ne pourra emprunter à Mbappé — « Vous êtes pas contents ? Triplé. » Car, d’ici dix mois, il rejoindra le banc de touche après deux mandats à l’Élysée.

  • Entraîneur : Vincent Bolloré

Qui mieux de Vincent Bolloré pour diriger cette équipe ? L’industriel d’extrême droite est à la tête d’un véritable empire médiatique et culturel. CNews, Canal+, Europe 1, Journal du dimanche… Il contrôle même les maisons d’édition Fayard et Hachette, pour le plus grand bonheur de Jordan Bardella, Philippe de Villiers, Nicolas Sarkozy et Éric Zemmour. Sa recette magique ? Des discours de vestiaire réactionnaires sur l’immigration, l’insécurité, le wokisme et la remise en cause de l’écologie. Et cette diversion semble fonctionner puisqu’en mai, Reporterre a été convoqué et auditionné par le Sénat sur « les zones grises de l’information en ligne »… pendant qu’il continuait paisiblement d’agrandir son royaume.

Son défaut — Les contestations récurrentes auprès de l’arbitre, à coups de procédures-bâillons.

mercredi 8 juillet 2026

A qui le tour ?

 

 Le mardi 7 juillet , un vétéran de l'Alter Tour , parti de La Bastide de Sérou pour trouver l'ombre au bord de la rivière Ariège à Nescus ( distance 5 kms )  sur sa monture VAE  , boucle l'étape en 16 minutes malgré la présence d'une pharmacie sur le trajet...

 


Le même jour les 184 coureurs du Tour de France s'élancent pour la 4ème étape  Carcassonne à Foix (182 kms ) sous un cagna d'enfer ( près de 40° centigrades ) . Le premier de l'étape Pedersen " le fou " boucle le parcours en 4h.10mn.45s.

 

Résumé de l'Etape 

 


 

mercredi 1 juillet 2026

Eté rose

 

683 - Coeur : Peinture sur toile de l'artiste Harleen


Décidément , coups de coeur cinéphiliques et films d'animation font bon ménage ces derniers temps.



Synopsis

Jim, icône sexy de la scène gay parisienne, voit sa vie basculer lorsqu’il contracte l’Hétérose, un étrange virus qui transforme les hommes gays… en hétérosexuels ! Il voit alors tout le monde lui tourner le dos à l’exception de son dernier follower (et premier a
admirateur), Lucien, un jeune homme qui peine à s’assumer. Ensemble, ils partiront en quête d’un mystérieux remède capable de guérir Jim et d'empêcher l'extinction de l’homosexualité...

 

 

...


Pour le meilleur et pour le Queer ...


dimanche 21 juin 2026

They shot the piano player

 

683 - Coeur : Peinture sur toile de l'artiste Harleen                                    

Considéré comme l'un des plus grand pianiste brésilien de sa génération , Ténorio Junior alors qu'il était en tournée à Buenos Aires avec Toquinho et Vinitius de Moraes  est sorti un soir acheter des cigarettes et n'a jamais été revu,..

Ce superbe film de Fernando Truebal et Javier Mariscal part à sa recherche  ...

 

 

Conseil : A consommer une  Caïpirinha à la main.

mercredi 10 juin 2026

Souvenir de vacances

 Cher-è-s vous tou-te-s quelques images de notre séjour dans le Golfe du Morbihan.

 


 

 

 
 
kenavo !

 

lundi 20 avril 2026

Poulets versus bovins




La situation se tend à nouveau en Ariège à cause de la Dermatose Nodulaire Contagieuse ce vendredi 17 avril matin. Dès 5h ce matin, la départementale qui mène à l'exploitation de Christelle Record à Baulou en Ariège a été fermée par les forces de l'ordre.

Les vétérinaires bloqués par des militants

Cette éleveuse ariégeoise s'oppose en effet à la vaccination obligatoire de son cheptel contre la Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC). Après avoir été déboutée hier pour son référé qui demandait l'annulation de cette vaccination par le tribunal administratif, les services vétérinaires de l'Etat tentent d'accéder à sa ferme pour piquer son troupeau.

 

Des tensions avec les forces de l'ordre

Mais une quarantaine de personnes, des soutiens et des militants, les bloquent. A pied, ou à vélo, ils ont tout de même réussi à rejoindre la ferme de Christelle Record pour la soutenir.

Ils manifestent ce vendredi matin sur la route d'accès qui mène à l'exploitation. Des tensions ont déjà eu lieu avec les forces de l'ordre déployées sur place. Vers 8h, les manifestants ont mis une voiture au milieu de la route pour bloquer le véhicule des vétérinaires qui arrivait en face.

Selon nos journalistes sur place, cinq camions de CRS sont attendus sur place, mais l'éleveuse Christelle Record, actuellement à Foix, pour mener une action juridique au tribunal, en appelle au calme.

Christelle Record va saisir le juge des Libertés

De nombreuses forces de l'ordre sont déployées sur place. La sous-préfète du département et Me Diane Protat l'avocate de Christelle Record sont dans l'exploitation. Jusqu'au bout, l'avocate de l'éleveuse tente d'empêcher juridiquement cette vaccination contre la DNC. Trente vaches doivent être vaccinées ce matin. Hier Christelle Record réagissait au rejet de son référé.

 

"J'espère pouvoir faire entendre raison au vétérinaire qui viendra sur mon exploitation. Sans mon consentement, il ne peut pas y avoir de vaccination" réagit Christelle Record. Très tôt ce matin, l'éleveuse ariègeoise s'est rendue au tribunal de Foix pour saisir en urgence le juge des Libertés et tenter d'empêcher les vétérinaires d'accéder à sa propriété, une priorité privée.

Après avoir déposé un recours, Christelle Record n'a pas pu voir un juge des Libertés et est finalement revenue sur son exploitation vers 9h30. "Vous ne toucherez pas mes bovins!", a-t-elle déclaré dès son arrivée à la sous-préfète de l'Ariège présente sur place.

Les vétérinaires ont finalement réussi à accéder à l'exploitation. Mais pour protéger son troupeau, l'éleveuse s'est enfui avec ses bêtes et les a éloignées de sa ferme. Les forces de l'ordre n'ont pas cherché à les rattraper. Après avoir traversé une départementale, ses vaches sont désormais mélangées à un autre troupeau.

 

La suite dans la vidéo qui suit .



vendredi 17 avril 2026

jeudi 16 avril 2026

Trottola

683 - Coeur : Peinture sur toile de l'artiste Harleen 

 

 

STRANO

Depuis juin 2024

Il y a là un chapiteau. Un chapiteau de cirque, rouge, au centre de la place du centre de la ville.
Dehors les tempêtes font rage, une lumière subsiste à l’intérieur.
Des gens de cirque se glissent sous la toile pour tenter d’échapper au monde, à l’absurde, à la guerre.
Ils y trouvent là une atmosphère particulière, une musique hors du temps qui les embarque dans un autre monde, un monde lointain, appartenant au souvenir du souvenir, peut-être d’un cirque, celui de notre enfance.
Clowns, acrobates, trapézistes, frissons, rire, musique et même un orgue, tout y est et menace de faire craquer cet espace trop petit. D’autant qu’à l’extérieur, le réel gronde…
Tous goûtent alors à cet instant qui, ils le savent, était déjà perdu ; et celui à venir allait lui aussi à son tour disparaître dans le gouffre du temps. Ils étaient bouleversés, pleurant déjà ces minutes d’éternité.
Alors larme à l’œil, ils reprennent le travail, l’acrobatie, se tordent le nez encore et encore, et se cognent à l’incrédule, à l’incommensurable.
Les spectateurs sont là, coude à coude ; la rigolade, l’éclat, le bizarre, le vertige, le surprenant, nous somment de rester en selle, et de ne pas tomber.
Haut les cœurs ! Voilà le Cirque. 

 

 


https://cirque-trottola.org/



 


mardi 31 mars 2026

Service militerre

 

 

 La campagne de recrutement pour le nouveau service militaire volontaire est lancée. La ministre des armées, Catherine Vautrin, accompagnée des chefs d’état-major, a tenu une conférence de presse pour détailler les modalités de participation au nouveau service militaire national pour mieux préparer sa retraite.  

Comment le service militaire peut valoriser votre retraite : le guide  complet

La maison de retraite

 

Pendant ce temps d'irréductibles écoterroristes ...

« À bas le service militaire, vive le service militerre »

Funeste entreprise que d’apprendre aux jeunes à manier les armes. Dans cette chronique, Laure Noualhat plaide pour un service « militerre » : face au chaos, mieux vaut pousser une « génération low-tech, poétique et désobéissante ».

Laure Noualhat est journaliste et collabore régulièrement avec Reporterre. Elle est l’autrice de plusieurs livres dont Bifurquer par temps incertains (éd. Tana, 2023) et Le nucléaire va ruiner la France (éd. Seuil/Reporterre, 2025).



Tu n’aimes pas le futur nouveau service militaire ? Moi je propose qu’on phosphore sur un « service militerre », un rite de passage qui ne glorifie pas la conquête, mais la cohabitation intelligente avec le vivant et qui cherche à armer les générations qui vivront dans le chaos à venir avec un peu d’aplomb.

Une certaine jeunesse ne veut plus servir un modèle qui s’effondre, ni aligner sa respiration sur celles des tambours militaires, mais sur le cycle des saisons et le bruit du vent dans les arbres. Alors pourquoi ne pas travailler à une alternative ? Un « service militerre » où pendant six mois, garçons, filles — et tous ceux qui ne rentrent pas dans ces cases ! — apprendraient à distinguer une terre fertile d’une terre stérilisée par les engrais chimiques, à cultiver ce qu’ils mangeraient vraiment, à réparer au lieu de remplacer, à survivre plusieurs nuits dehors, sans wifi ni panique, à coder en open-source parce que la liberté numérique commence par la transparence, à crocheter une serrure pour comprendre ce que le mot « accès » veut dire, et à tirer à l’arc — non pour blesser, mais pour retrouver l’alignement entre le corps, l’intuition et le monde.

Il n’y aurait pas de casernes (d’ailleurs nombre d’entre elles ont été transformées en écoquartiers depuis la RGPP de 2008 [1], ah ah ah !) mais des champs-écoles, des forêts pédagogiques, des ateliers de mécanique, des hangars coopératifs d’outils.

Pourquoi ne pas fantasmer une génération low-tech ?

On y cultiverait aussi des choses qu’on ne sait plus nommer dans les politiques publiques : la lenteur, la débrouille, la responsabilité partagée, la fragilité assumée, la codécision. Face à la montée des crises — eau, énergie, climat, sol — est-ce que la compétence clef, c’est vraiment de savoir faire un salut réglementaire devant un drapeau ? Ou de savoir faire tenir debout un potager, un groupe humain et un moteur fatigué ?

Vous me direz : « Ben, tu n’inventes rien, il existe le service civique, un service national non militaire, un engagement citoyen sans armes pour des dizaines de milliers de jeunes. » Certes, mais il vit ses derniers moments. Emmanuel Macron le tient en si belle estime qu’il l’étrangle ! Son enveloppe budgétaire vient d’être réduite de 20 %, soit 114 millions d’euros ! Dans le fameux « en même temps », Macron proclame la renaissance du service militaire. Pfff, quel manque d’imagination tout de même...

Lire aussi : « Macron prépare la militarisation de la société »

Le vrai défi n’est pas militaire. Il est militerrien. Ce siècle a-t-il vraiment besoin d’armées qui protègent ce qui reste du monde ancien, ou de communautés capables de le réinventer ? Pourquoi ne pas fantasmer une génération low-tech, poétique et désobéissante, qui sait lire un paysage, fabriquer des objets, négocier un désaccord, tendre un arc ou une main... Et qui regarde le pouvoir droit dans les yeux en disant : « On ne défendra plus ton monde. On construira le nôtre. »

Un corps de terriens ingouvernables

Ce ne serait pas une armée mais un corps de terriens ingouvernables et responsables — une milice du vivre. Pas pour marcher en rang mais pour habiter la Terre en conscience.

Le service militerre s’afficherait comme une préparation pragmatique et holistique à un monde particulièrement incertain et instable. Parce qu’en vérité, le soldat du futur n’est ni un poitrail musclé, ni un marche-au-pas synchronisé mais un humain informé, doté de jugement, de ressources techniques et émotionnelles. Pourquoi ne pas voir le service militerre comme un creuset d’aptitudes low-tech (bois, terre, moteurs réparables), mid-tech (mécanique, hydraulique, coopératives d’outils), high-tech (cyberdéfense, IA libre, cryptographie, systèmes autonomes) ? »

On me rétorquera : « Enfin, Laure, on n’est pas seuls sur cette planète ! Poutine, Trump, Xi… Tu les as oubliés ?! Le monde est dangereux, il faut s’armer, se défendre, se préparer au combat réel ! » Oui, il y a un réel et des puissances qui testent nos failles. Mais quand on me parle de guerre moderne, je vois des drones autonomes, des campagnes de désinformation, du hacking de satellites, des concentrations de césium dans les sols et des microcharges nucléaires tactiques. À part sur ce dernier point, la guerre a déjà commencé !

« Répondre à leur monde par des uniformes, c’est rater l’époque »

Le plus ironique ? Ceux qui réclament une jeunesse « prête à se battre » font mine d’ignorer que le combat est déjà là — dans le front invisible de l’attention, de l’information, des bases de données, de la stabilité du réseau électrique et, bien sûr et de plus longue date, dans la destruction concertée de nos écosystèmes. Même l’un des papas d’Internet, Vinton Cerf, préconise un programme citoyen pour armer des générations d’e-troupes ! « Pour ne pas être dépassés par les menaces numériques, il faut entretenir cette immunité — pourquoi pas dès la jeunesse, dans un programme citoyen. »

Oui, la menace est réelle.

Oui, Poutine existe. Trump existe. Xi existe.

Mais répondre à leur monde par des uniformes et le maniement des armes, c’est rater l’époque (ou reproduire l’ancienne !). Il faut leur opposer une génération capable d’habiter le réel, avec un pied dans l’humus et un pied dans le code. Une génération qui manie à la fois le tournevis et le pare-feu informatique, la bêche et l’algorithme, la flèche et la fibre optique.

Et surtout : une génération qui pense. Parce qu’aucun missile n’est plus dangereux qu’un peuple qui ne réfléchit plus.



dimanche 29 mars 2026

Délivrets vous du nuke ...

 

A la gare comme à la gare !

 

 Agir

Menace d’expulsion : gare à la revanche !

Située près de Bure, sur le tracé de la voie ferrée par laquelle transiteraient les convois de déchets nucléaires, l’ancienne Gare de Luméville est un lieu emblématique de la lutte contre Cigéo. Rachetée par des militant·es dans les années 2000, elle a récemment subi une procédure d’expropriation, et est menacée d’expulsion depuis le 11 octobre 2025. Rencontre avec Camille et Clara pour comprendre comment s’organise l’occupation de la Gare.

Luttes et actions Bure - CIGEO

Depuis cet été, il y a eu la Manif du Futur, et le camp Septembre Infini pour préparer son occupation. Une audience aura lieu le 17 décembre pour fixer le calendrier de la procédure d’expulsion. Comment vivez-vous cette occupation ?

Clara : L’audience devait se tenir le 5 novembre, on avait peur de l’expulsion chaque matin. Avec son report le sentiment d’urgence est retombé. C’est un lieu qui reste précaire, on attend l’audience de décembre qui risque de rendre le lieu expulsable. Ça impliquera une intervention des flics pour nous virer d’ici.

Vous produisez des vidéos humoristiques ou radicales sur ce qui s’y passe, qu’est-ce que vous avez eu envie de montrer de la vie de la Gare ?

Camille : Ça permet d’apporter un peu de légèreté à ce qu’on vit, de faire des trucs drôles et ironiques, dans un contexte répressif pesant.

Clara : D’autres vidéos sont à venir !

La répression policière en local s’intensifie, comment ce qui se passe à la gare influe sur le reste de la lutte à Bure ?

Camille : À la Gare, en septembre dernier, on ressentait de la surveillance et ça s’est accentué autour de la Manif du Futur. Sur les autres lieux, comme d’habitude, il y a des patrouilles de keufs qui passent régulièrement.

Clara : Les compagnies de gendarmes changent tous les mois ou toutes les deux semaines. Elles ont des types de répressions différentes : parfois ça va être plus ’calme’, d’autres fois l’occupation du terrain va être plus violente, avec du harcèlement policier, des provocations très fortes, des vols de matériels, de la violence physique et des arrestations abusives.

Comment vous envisagez les mois qui viennent ?

Clara : Il a plein de choses qui se déroulent en ce moment : les opérations DR0, les forages et travaux sur la voie ferrée, le défrichage du Bois-Lejuc... Perdre la gare ce serait perdre un lieu d’occupation, d’émancipation, un lieu de vie, un lieu où des gens se sentent mieux que dans les espaces habituels de la société, avec beaucoup de bons souvenirs. C’est une partie de ma vie, la Gare.

Camille : C’est aussi la perte d’un symbole de la lutte.

Vous êtes en lien avec d’autres luttes ou zones occupées ?

Clara : C’est une lutte antinuke ici, mais d’autres personnes portent des luttes diverses, d’émancipation. Récemment on s’est rapproché·es de luttes anti-technologies, antispécistes. Il y a des gens investis dans la lutte contre l’A69. Des personnes qui s’étaient mobilisées le 10 septembre. Des luttes sur les frontières, en soutien aux personnes sans-papiers. On a aussi quelques liens avec des collectifs antifa, comme avec le rassemblement à Bar-le-Duc contre un lieu néonazi.

Camille : Et puis il y a des gens d’autres pays, notamment de Suisse et d’Allemagne.

Un mot à ajouter ?

Camille : Venez occuper la gare si elle n’est pas déjà expulsée !

Clara : Venez réoccuper la gare si elle a déjà été expulsée !

Pour soutenir la gare à distance :

▸ bureburebure.info/comment-soutenir-la-gare-a-distance/
▸ bureburebure.info/nous-soutenir/

Propos recueillis par Garance Dupouy Bossu et Mathilde Damecour




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