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lundi 20 avril 2026

Poulets versus bovins




La situation se tend à nouveau en Ariège à cause de la Dermatose Nodulaire Contagieuse ce vendredi 17 avril matin. Dès 5h ce matin, la départementale qui mène à l'exploitation de Christelle Record à Baulou en Ariège a été fermée par les forces de l'ordre.

Les vétérinaires bloqués par des militants

Cette éleveuse ariégeoise s'oppose en effet à la vaccination obligatoire de son cheptel contre la Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC). Après avoir été déboutée hier pour son référé qui demandait l'annulation de cette vaccination par le tribunal administratif, les services vétérinaires de l'Etat tentent d'accéder à sa ferme pour piquer son troupeau.

 

Des tensions avec les forces de l'ordre

Mais une quarantaine de personnes, des soutiens et des militants, les bloquent. A pied, ou à vélo, ils ont tout de même réussi à rejoindre la ferme de Christelle Record pour la soutenir.

Ils manifestent ce vendredi matin sur la route d'accès qui mène à l'exploitation. Des tensions ont déjà eu lieu avec les forces de l'ordre déployées sur place. Vers 8h, les manifestants ont mis une voiture au milieu de la route pour bloquer le véhicule des vétérinaires qui arrivait en face.

Selon nos journalistes sur place, cinq camions de CRS sont attendus sur place, mais l'éleveuse Christelle Record, actuellement à Foix, pour mener une action juridique au tribunal, en appelle au calme.

Christelle Record va saisir le juge des Libertés

De nombreuses forces de l'ordre sont déployées sur place. La sous-préfète du département et Me Diane Protat l'avocate de Christelle Record sont dans l'exploitation. Jusqu'au bout, l'avocate de l'éleveuse tente d'empêcher juridiquement cette vaccination contre la DNC. Trente vaches doivent être vaccinées ce matin. Hier Christelle Record réagissait au rejet de son référé.

 

"J'espère pouvoir faire entendre raison au vétérinaire qui viendra sur mon exploitation. Sans mon consentement, il ne peut pas y avoir de vaccination" réagit Christelle Record. Très tôt ce matin, l'éleveuse ariègeoise s'est rendue au tribunal de Foix pour saisir en urgence le juge des Libertés et tenter d'empêcher les vétérinaires d'accéder à sa propriété, une priorité privée.

Après avoir déposé un recours, Christelle Record n'a pas pu voir un juge des Libertés et est finalement revenue sur son exploitation vers 9h30. "Vous ne toucherez pas mes bovins!", a-t-elle déclaré dès son arrivée à la sous-préfète de l'Ariège présente sur place.

Les vétérinaires ont finalement réussi à accéder à l'exploitation. Mais pour protéger son troupeau, l'éleveuse s'est enfui avec ses bêtes et les a éloignées de sa ferme. Les forces de l'ordre n'ont pas cherché à les rattraper. Après avoir traversé une départementale, ses vaches sont désormais mélangées à un autre troupeau.

 

La suite dans la vidéo qui suit .



vendredi 17 avril 2026

jeudi 16 avril 2026

Trottola

683 - Coeur : Peinture sur toile de l'artiste Harleen 

 

 

STRANO

Depuis juin 2024

Il y a là un chapiteau. Un chapiteau de cirque, rouge, au centre de la place du centre de la ville.
Dehors les tempêtes font rage, une lumière subsiste à l’intérieur.
Des gens de cirque se glissent sous la toile pour tenter d’échapper au monde, à l’absurde, à la guerre.
Ils y trouvent là une atmosphère particulière, une musique hors du temps qui les embarque dans un autre monde, un monde lointain, appartenant au souvenir du souvenir, peut-être d’un cirque, celui de notre enfance.
Clowns, acrobates, trapézistes, frissons, rire, musique et même un orgue, tout y est et menace de faire craquer cet espace trop petit. D’autant qu’à l’extérieur, le réel gronde…
Tous goûtent alors à cet instant qui, ils le savent, était déjà perdu ; et celui à venir allait lui aussi à son tour disparaître dans le gouffre du temps. Ils étaient bouleversés, pleurant déjà ces minutes d’éternité.
Alors larme à l’œil, ils reprennent le travail, l’acrobatie, se tordent le nez encore et encore, et se cognent à l’incrédule, à l’incommensurable.
Les spectateurs sont là, coude à coude ; la rigolade, l’éclat, le bizarre, le vertige, le surprenant, nous somment de rester en selle, et de ne pas tomber.
Haut les cœurs ! Voilà le Cirque. 

 

 


https://cirque-trottola.org/



 


mardi 31 mars 2026

Service militerre

 

 

 La campagne de recrutement pour le nouveau service militaire volontaire est lancée. La ministre des armées, Catherine Vautrin, accompagnée des chefs d’état-major, a tenu une conférence de presse pour détailler les modalités de participation au nouveau service militaire national pour mieux préparer sa retraite.  

Comment le service militaire peut valoriser votre retraite : le guide  complet

La maison de retraite

 

Pendant ce temps d'irréductibles écoterroristes ...

« À bas le service militaire, vive le service militerre »

Funeste entreprise que d’apprendre aux jeunes à manier les armes. Dans cette chronique, Laure Noualhat plaide pour un service « militerre » : face au chaos, mieux vaut pousser une « génération low-tech, poétique et désobéissante ».

Laure Noualhat est journaliste et collabore régulièrement avec Reporterre. Elle est l’autrice de plusieurs livres dont Bifurquer par temps incertains (éd. Tana, 2023) et Le nucléaire va ruiner la France (éd. Seuil/Reporterre, 2025).



Tu n’aimes pas le futur nouveau service militaire ? Moi je propose qu’on phosphore sur un « service militerre », un rite de passage qui ne glorifie pas la conquête, mais la cohabitation intelligente avec le vivant et qui cherche à armer les générations qui vivront dans le chaos à venir avec un peu d’aplomb.

Une certaine jeunesse ne veut plus servir un modèle qui s’effondre, ni aligner sa respiration sur celles des tambours militaires, mais sur le cycle des saisons et le bruit du vent dans les arbres. Alors pourquoi ne pas travailler à une alternative ? Un « service militerre » où pendant six mois, garçons, filles — et tous ceux qui ne rentrent pas dans ces cases ! — apprendraient à distinguer une terre fertile d’une terre stérilisée par les engrais chimiques, à cultiver ce qu’ils mangeraient vraiment, à réparer au lieu de remplacer, à survivre plusieurs nuits dehors, sans wifi ni panique, à coder en open-source parce que la liberté numérique commence par la transparence, à crocheter une serrure pour comprendre ce que le mot « accès » veut dire, et à tirer à l’arc — non pour blesser, mais pour retrouver l’alignement entre le corps, l’intuition et le monde.

Il n’y aurait pas de casernes (d’ailleurs nombre d’entre elles ont été transformées en écoquartiers depuis la RGPP de 2008 [1], ah ah ah !) mais des champs-écoles, des forêts pédagogiques, des ateliers de mécanique, des hangars coopératifs d’outils.

Pourquoi ne pas fantasmer une génération low-tech ?

On y cultiverait aussi des choses qu’on ne sait plus nommer dans les politiques publiques : la lenteur, la débrouille, la responsabilité partagée, la fragilité assumée, la codécision. Face à la montée des crises — eau, énergie, climat, sol — est-ce que la compétence clef, c’est vraiment de savoir faire un salut réglementaire devant un drapeau ? Ou de savoir faire tenir debout un potager, un groupe humain et un moteur fatigué ?

Vous me direz : « Ben, tu n’inventes rien, il existe le service civique, un service national non militaire, un engagement citoyen sans armes pour des dizaines de milliers de jeunes. » Certes, mais il vit ses derniers moments. Emmanuel Macron le tient en si belle estime qu’il l’étrangle ! Son enveloppe budgétaire vient d’être réduite de 20 %, soit 114 millions d’euros ! Dans le fameux « en même temps », Macron proclame la renaissance du service militaire. Pfff, quel manque d’imagination tout de même...

Lire aussi : « Macron prépare la militarisation de la société »

Le vrai défi n’est pas militaire. Il est militerrien. Ce siècle a-t-il vraiment besoin d’armées qui protègent ce qui reste du monde ancien, ou de communautés capables de le réinventer ? Pourquoi ne pas fantasmer une génération low-tech, poétique et désobéissante, qui sait lire un paysage, fabriquer des objets, négocier un désaccord, tendre un arc ou une main... Et qui regarde le pouvoir droit dans les yeux en disant : « On ne défendra plus ton monde. On construira le nôtre. »

Un corps de terriens ingouvernables

Ce ne serait pas une armée mais un corps de terriens ingouvernables et responsables — une milice du vivre. Pas pour marcher en rang mais pour habiter la Terre en conscience.

Le service militerre s’afficherait comme une préparation pragmatique et holistique à un monde particulièrement incertain et instable. Parce qu’en vérité, le soldat du futur n’est ni un poitrail musclé, ni un marche-au-pas synchronisé mais un humain informé, doté de jugement, de ressources techniques et émotionnelles. Pourquoi ne pas voir le service militerre comme un creuset d’aptitudes low-tech (bois, terre, moteurs réparables), mid-tech (mécanique, hydraulique, coopératives d’outils), high-tech (cyberdéfense, IA libre, cryptographie, systèmes autonomes) ? »

On me rétorquera : « Enfin, Laure, on n’est pas seuls sur cette planète ! Poutine, Trump, Xi… Tu les as oubliés ?! Le monde est dangereux, il faut s’armer, se défendre, se préparer au combat réel ! » Oui, il y a un réel et des puissances qui testent nos failles. Mais quand on me parle de guerre moderne, je vois des drones autonomes, des campagnes de désinformation, du hacking de satellites, des concentrations de césium dans les sols et des microcharges nucléaires tactiques. À part sur ce dernier point, la guerre a déjà commencé !

« Répondre à leur monde par des uniformes, c’est rater l’époque »

Le plus ironique ? Ceux qui réclament une jeunesse « prête à se battre » font mine d’ignorer que le combat est déjà là — dans le front invisible de l’attention, de l’information, des bases de données, de la stabilité du réseau électrique et, bien sûr et de plus longue date, dans la destruction concertée de nos écosystèmes. Même l’un des papas d’Internet, Vinton Cerf, préconise un programme citoyen pour armer des générations d’e-troupes ! « Pour ne pas être dépassés par les menaces numériques, il faut entretenir cette immunité — pourquoi pas dès la jeunesse, dans un programme citoyen. »

Oui, la menace est réelle.

Oui, Poutine existe. Trump existe. Xi existe.

Mais répondre à leur monde par des uniformes et le maniement des armes, c’est rater l’époque (ou reproduire l’ancienne !). Il faut leur opposer une génération capable d’habiter le réel, avec un pied dans l’humus et un pied dans le code. Une génération qui manie à la fois le tournevis et le pare-feu informatique, la bêche et l’algorithme, la flèche et la fibre optique.

Et surtout : une génération qui pense. Parce qu’aucun missile n’est plus dangereux qu’un peuple qui ne réfléchit plus.



dimanche 29 mars 2026

Délivrets vous du nuke ...

 

A la gare comme à la gare !

 

 Agir

Menace d’expulsion : gare à la revanche !

Située près de Bure, sur le tracé de la voie ferrée par laquelle transiteraient les convois de déchets nucléaires, l’ancienne Gare de Luméville est un lieu emblématique de la lutte contre Cigéo. Rachetée par des militant·es dans les années 2000, elle a récemment subi une procédure d’expropriation, et est menacée d’expulsion depuis le 11 octobre 2025. Rencontre avec Camille et Clara pour comprendre comment s’organise l’occupation de la Gare.

Luttes et actions Bure - CIGEO

Depuis cet été, il y a eu la Manif du Futur, et le camp Septembre Infini pour préparer son occupation. Une audience aura lieu le 17 décembre pour fixer le calendrier de la procédure d’expulsion. Comment vivez-vous cette occupation ?

Clara : L’audience devait se tenir le 5 novembre, on avait peur de l’expulsion chaque matin. Avec son report le sentiment d’urgence est retombé. C’est un lieu qui reste précaire, on attend l’audience de décembre qui risque de rendre le lieu expulsable. Ça impliquera une intervention des flics pour nous virer d’ici.

Vous produisez des vidéos humoristiques ou radicales sur ce qui s’y passe, qu’est-ce que vous avez eu envie de montrer de la vie de la Gare ?

Camille : Ça permet d’apporter un peu de légèreté à ce qu’on vit, de faire des trucs drôles et ironiques, dans un contexte répressif pesant.

Clara : D’autres vidéos sont à venir !

La répression policière en local s’intensifie, comment ce qui se passe à la gare influe sur le reste de la lutte à Bure ?

Camille : À la Gare, en septembre dernier, on ressentait de la surveillance et ça s’est accentué autour de la Manif du Futur. Sur les autres lieux, comme d’habitude, il y a des patrouilles de keufs qui passent régulièrement.

Clara : Les compagnies de gendarmes changent tous les mois ou toutes les deux semaines. Elles ont des types de répressions différentes : parfois ça va être plus ’calme’, d’autres fois l’occupation du terrain va être plus violente, avec du harcèlement policier, des provocations très fortes, des vols de matériels, de la violence physique et des arrestations abusives.

Comment vous envisagez les mois qui viennent ?

Clara : Il a plein de choses qui se déroulent en ce moment : les opérations DR0, les forages et travaux sur la voie ferrée, le défrichage du Bois-Lejuc... Perdre la gare ce serait perdre un lieu d’occupation, d’émancipation, un lieu de vie, un lieu où des gens se sentent mieux que dans les espaces habituels de la société, avec beaucoup de bons souvenirs. C’est une partie de ma vie, la Gare.

Camille : C’est aussi la perte d’un symbole de la lutte.

Vous êtes en lien avec d’autres luttes ou zones occupées ?

Clara : C’est une lutte antinuke ici, mais d’autres personnes portent des luttes diverses, d’émancipation. Récemment on s’est rapproché·es de luttes anti-technologies, antispécistes. Il y a des gens investis dans la lutte contre l’A69. Des personnes qui s’étaient mobilisées le 10 septembre. Des luttes sur les frontières, en soutien aux personnes sans-papiers. On a aussi quelques liens avec des collectifs antifa, comme avec le rassemblement à Bar-le-Duc contre un lieu néonazi.

Camille : Et puis il y a des gens d’autres pays, notamment de Suisse et d’Allemagne.

Un mot à ajouter ?

Camille : Venez occuper la gare si elle n’est pas déjà expulsée !

Clara : Venez réoccuper la gare si elle a déjà été expulsée !

Pour soutenir la gare à distance :

 bureburebure.info/comment-soutenir-la-gare-a-distance/
 bureburebure.info/nous-soutenir/

Propos recueillis par Garance Dupouy Bossu et Mathilde Damecour




La légende de Baahubali


                                      

JUBILATOIRE !

 


LA LÉGENDE DE BAAHUBALI, L'ÉPOPÉE

(BÃHUBALI) Réalisé par S.S. RAJAMOULI - Inde 2017 3h45mn VOSTF - avec Prabhas Raju Uppalapati, Rana Daggubati, Anushka Shetty... Écrit par S.S. Rajamouli et K.V. Vijayendra Prasad. Photo de Shenthil Kumar - Musique de M.M. Keervani - Version director’s cut 2025, copie restaurée.

LA LÉGENDE DE BAAHUBALI, L'ÉPOPÉE 

 

S.S. Rajamouli : c’est le nom qui affole la planète cinéma depuis quelques années. Le réformateur d’un cinéma indien dont l’occident ne perçoit alors – en ricanant – que les formes bollywoodiennes nappées de danse et de mélodrame sirupeux. Au sein de Tollywood, l’industrie du cinéma télougou (basée à Hyderabad, ville de 7 millions d’âmes de l’état du Telangana, dans le Sud de l’Inde), le diable d’homme assène en 2015 ce monumental Baahubali, qu’il conclut deux ans plus tard. L’onde se propage à l’échelle mondiale : il se passe quelque chose d’énorme dans le cinéma indien ! Son film suivant, RRR, met tout le monde à genoux et S.S. Rajamouli combat désormais dans la division de James Cameron ou Peter Jackson. Une mise en scène qui carbure à l’inventivité constante, une déferlante d’idées visuelles assénée avec un enthousiasme communicatif, le cinéma de S.S. Rajamouli redonne au spectateur la notion de spectacle total. L’émerveillement que l’on a pu ressentir enfant face à nos premiers chocs cinématographiques renaît. Une croyance sincère en un grand cinéma populaire, lavé du cynisme qui gangrène le cinéma hollywoodien.

Dix ans après son accueil triomphal, il est enfin possible de voir Baahubali sur grand écran en France dans cette nouvelle version remontée par S.S. Rajamouli : L’épopée. Épique et démesurée, cette spectaculaire tornade sensorielle nous abreuve de combats d’une somptueuse sauvagerie et de chorégraphies à la précision hypnotique. Le scénario met les plus grands mythes de l’Antiquité dans le shaker : textes sacrés de la tradition indienne, Romulus et Rémus ou Abel et Caïn, Moïse, la guerre de Troie ou Ulysse.
Sauvé des eaux à la naissance, Shiva développe force et courage. Adulte, il découvre au sommet d’un monde inconnu Avanthika, une guerrière rebelle de l’empire de Mahishmati. Fasciné par la détermination de la jeune femme, Shiva décide de lui venir en aide, ignorant encore ses propres liens avec ce royaume dont il est en réalité le prince héritier : Baahubali…
Honneur, trahison, malédiction, ivresse du pouvoir et complots : les situations pourraient renvoyer à Shakespeare, mais leur traitement visuel inédit, à mi-chemin entre Mad Max fury road et Le Seigneur des anneaux, affiche une extravagance contemporaine résolument jubilatoire.

S.S. Rajamouli : « Pour célébrer ce dixième anniversaire, j’ai réuni ces deux œuvres en une nouvelle version unique, La Légende de Baahubali, l’épopée, où les deux films s’entrelacent en un seul, pour une expérience aussi complète et immersive que possible. C’est cette version que je souhaite que le public découvre aujourd’hui en salles : le mythe de Baahubali dans toute son unité. Nombre d’entre vous n’avaient pu le voir sur grand écran à sa sortie. Ils le peuvent à présent. Je vous souhaite donc à tous la bienvenue – ou un heureux retour – au royaume de Mahishmati. » Que la fête commence !

Article du cinéma l'Utopia Toulouse 

vendredi 20 mars 2026

Bubo Bubo 09

  

 

C'est en prenant la rue des ... Grands Ducs que nous sommes parvenus au site où de nombreux photographes se réunissent chaque jour .

Personnellement ce sont 2 jeunes qui sont venus nous saluer au coucher du soleil.  

Pour en savoir plus cet article de la Gazette Ariégeoise  et cette vidéo de l'ANA CEN.


 


samedi 21 février 2026

Si vous êtes croyant , passez votre chemin.

 

C'est vrai qu'il est un peu barré ...

     


     mais j'aime Pierre Emmanuel ..                                                                                                                             .


lundi 16 février 2026

B comme Boston . B comme Bétharram .

  Après avoir visionné le film " Spotlight " tiré de faits réels ...

 


 

je me suis demandé si le visionnage de ce film pourrait inspirer les journalistes de la République des Pyrénées dans le cadre de l'affaire " Bétharram " ? 


Atelier d'écriture autobiographique

Sarah et Claudia que vous avez probablement rencontrées au cœur de La Bastide de 

Sérou ,  entre école , marché et médiathèque , vous proposent de partager compétences

et passion pour votre plus grand plaisir, et ce sans bourse délier...







Pour vous inscrire ou pour plus d'infos :
 
Sarah . 06 51 15 24 07
 



mardi 10 février 2026

Soirée de soutien aux personnes exilées

Ce Jeudi 12 Février, Un clown du cirque du soleil et un bal folk en soutien aux personnes exilées !

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Salle jean Nayrou, La Bastide de Sérou

18h : Ouverture des portes et du bar, tables d'info sur la situation des exilé.e.s:

19h** : Clown stratosphérico-poétique avec Julien Cottereau (Cirque du soleil, molière de la révélation théatrale)
Que reste t'il de nous, sans mots derrière lesquels se cacher ?
Une heure d'impro sans parole, un aller direct
Spectacle 100% accessible aux personnes non francophones !
(**Le spectacle commencera a 19h sans faute ! Le bar fermera a 18h50 pour rouvrir pendant le repas. Donc, si tu veux prendre le temps de boire un coup et/ou papoter avec les ami.e.s avant le spectacle, viens a 18h !)

20h : Festin paysan réalisé par Scola et Solange, avec les produits des copaines paysan.ne.s !

21h : Bal Folk avec Tribal
TriBal est né dans les montagnes ariégeoises de Saurat, avec la furieuse envie de faire bouger les chevilles et secouer les genoux ! Avec des compositions néo-trad résolument actuelles, nourries des influences diverses de ses 4 musicien.ne.s, TriBal tente la fusion de sa musique incandescente avec les danses folk. Entre mazurka, cercle circassien et autres scottish, TriBal déballe ses tripes, ravive les braises logées dans les ventres, et crée l'alchimie avec des tribus naissantes de danseur.euse.s, adeptes ou non de danses trad'
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Tout à prix libre sauf le bar, tout le bénéfice pour les personnes exilées qui vivent en Ariège.
 
 
Pour nous contacter par mail : loccasionsolidaire@protonmail.com

Pour la page de don c'est par ici : https://www.helloasso.com/associations/l-occasion-solidaire/formulaires/2

Notre site internet : https://occasionsolidaire.org/

Vous n'êtes pas nés racistes, vous êtes nés dans une société raciste.
Comme tout le reste, puisque le racisme s'apprend, il peut aussi se désapprendre.


mercredi 14 janvier 2026

Groland cible de bombes U.S.

Logo afb Banque d'images noir et blanc - Alamy Niouses : 

 

Fluitange sur Bouroulle ( banlieue de la capitale Groville ) est actuellement la cible de deux bombardiers B-52 de l'US Air force .

Image ci dessous .

 

https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSfYbpnwNLznvfO_4pwjDhXNAnDFmHZGyei7g&shttps://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSfYbpnwNLznvfO_4pwjDhXNAnDFmHZGyei7g&shttps://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSfYbpnwNLznvfO_4pwjDhXNAnDFmHZGyei7g&s

 

TÉLÉ. On se demandait où était situé #Groland dans le monde, on a désormais  la réponse: http://t.co/g1cTsqd7 #grd 

 

 

Il semblerait que cette opération ait été commanditée par le Président qui se serait " Trumpé " de cible. 

 

En l'absence du Président Salengro , le chef des armées de la principauté  a décidé de répliquer avec ...

 


des drôles de la dernière génération.

 

Un petit drone pour s'initier     



 

 

samedi 10 janvier 2026

Nicolas Henry Photographe

 

 Mon coup de coeur de mars .... - Loustics


Arrivé  en avance  à l'Estive pour visionner Duel à Monte - Carlo del Norte , le dernier Bill Plymton  ,

 j'ai découvert l'expo "  Les cabanes imaginaires autour du monde , du photographe Nicolas Henry ".

Des photos théâtralisées , participatives .( les personnages participent à l'élaboration du décor )

 Une expo qui se feuillette comme un livre de contes.

Mais voyez plutôt ..

 

 
 
 



 
Pour en savoir plus sur l'artiste

Tarif gratuit jusqu'au 27 juin 

 


Bielorussie : Oradour sur Glane :

 

 Mon coup de coeur de mars .... - Loustics 

 


Requiem pour un massacre : tournage d’enfer pour un chef-d’œuvre du film de guerre

 

Requiem pour un massacre d'Elem Klimov est un chef-d'œuvre et il le doit à beaucoup de choses, y compris à son tournage infernal.

Requiem pour un massacre est une expérience, éprouvante, viscérale, inoubliable. Considéré comme l'un des plus grands films de guerre de tous les temps, le long-métrage réalisé par Elem Klimov en 1985 raconte le martyre d'un garçon biélorusse et de son village, attaqué par les nazis, et plonge le spectateur dans les horreurs de la Seconde Guerre mondiale comme aucun autre. Une immersion presque totale, rendue possible grâce à la mise en scène virtuose et oppressante de Klimov, mais aussi un tournage cauchemardesque, qui questionne la représentation de la guerre et des faits historiques dans le septième art.

 

Requiem pour un massacre : photo

Visions d'enfer

 

Ils ont combattu pour la patrie

En 1977, Elem Germanovich Klimov est déjà un grand nom du cinéma soviétique et a tourné deux ans plus tôt ce qu'il considère comme son premier grand film, Raspoutine, l'agonie, qu'il avait attendu de réaliser pendant huit ans en raison de ses scènes d'orgies et de sa représentation nuancée de Nicholas II, jugées offensantes par les autorités (et le film ne sera projeté en Union soviétique qu'en 1981).

Alors que sa compagne, l'actrice et réalisatrice Larissa Shepitko, vient de réaliser L'Ascension, un film de guerre autour de deux partisans biélorusses capturés par les nazis qui empruntent deux chemins bien différents (et qui sera récompensé de l'Ours d'Or à Venise), il réfléchit alors à son prochain projet : un long-métrage inspiré d'un livre qui l'obsède, Je suis d'un village en feu d'Alès Adamovitch, un recueil de témoignages de Biélorusses ayant survécu aux tueries des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Avec l'auteur, Klimov commence à écrire le scénario de ce film, qui prend une valeur personnelle aussi bien pour lui que pour Adamovitch.

 

Requiem pour un massacre : photo

Une photo pour l'Histoire

 

Né en 1933 à Stalingrad, où il a grandi dans une famille communiste, Elem (acronyme d'Engels, Lénine et Marx) Klimov avait été témoin de la destruction de la ville en 1942 lors de la fameuse bataille qui a marqué un tournant de la Seconde Guerre mondiale et été un des épisodes les plus meurtriers de l'Histoire. Dans un entretien donné plus tard, il évoque les souvenirs de sa fuite avec sa mère et son petit frère German, à bord d'une péniche, les visions de la Volga engloutie par les flammes d'un dépôt de pétrole attaqué par les Allemands et leur exode dans l'Oural.

Alès Adamovitch, quant à lui, avait combattu l'occupation nazie avec les partisans biélorusses quand il était encore adolescent, comme Fliora, personnage principal de Requiem pour un massacre et d'un autre récit qui a inspiré son scénario, Kathyn, une nouvelle racontant le massacre du village biélorusse éponyme du point de vue du garçon.

 

Requiem pour un massacre : photo

Le visage de l'innocence

 

Déçu par Raspoutine, l'agonie malgré des critiques plutôt élogieuses, Klimov est également motivé par les tensions de la Guerre Froide et une éventuelle Troisième Guerre mondiale, qu'il redoute. Adamovitch et lui écrivent une première version, à laquelle ils donnent le titre allégorique de Tuer Hitler (pour "Tuer le Hitler, le monstre en chacun de nous" comme le réalisateur l'expliquera plus tard). Avec le soutien du premier secrétaire du parti communiste biélorusse, Pyotr Masherov, enthousiaste concernant le projet, le réalisateur le propose à Mosfilm, la société nationale de production cinématographique.

Cependant, alors que le tournage s'apprête à commencer à Minsk, le Goskino, le comité d'État en charge du cinéma en Union soviétique, demande à ce que le scénario soit modifié, considérant qu'il fait la propagande de "l'esthétique de la saleté" et du "naturalisme", ce que Klimov refuse. En 1979, Larissa Shepitko meurt dans un accident de voiture alors qu'elle a commencé à tourner son prochain film, Les Adieux à Matiora, une adaptation d'un roman de l'écrivain Valentin Raspoutine.

Affecté par sa disparition, qu'il comble par l'alcool, Klemov réalise un court-métrage biographique en 1980 pour lui rendre hommage, Larissa, puis reprend et termine le film de sa femme en 1981 (il ne sortira qu'en 1983).

 

Requiem pour un massacre : photo

Premier amour

 

En 1984, à l'approche du 40e anniversaire de la victoire de l'Union soviétique face à l'Allemagne nazie, durant ce qui est appelé la Grande Guerre patriotique en URSS, la production du projet de Klimov est relancée. Un réalisateur biélorusse est envisagé à sa place, mais Alès Adamovitch s'interpose et refuse qu'un autre s'en charge. Klimov obtient finalement l'autorisation de tourner son film comme il le voulait, à la seule condition de changer son titre.

Sur les conseils de son frère German, il choisit alors Idi i smotri (Иди и смотри), qui peut être traduit par "Viens et regarde", formule répétée dans les versets du chapitre 6 des Révélations de Saint-Jean, à l'ouverture de chaque sceau lors de l’Apocalypse. Considérant qu'il est de sa responsabilité de faire son propre film de guerre afin de raconter ce qu'il a lui aussi vécu, il se lance alors dans le tournage de ce long-métrage qu'il voit comme sa "cause sacrée", comme il le déclarera. "Parler de l’immense tragédie qui affecte tout un peuple, d’une guerre qui ressemble à l’enfer lui-même."

 

Requiem pour un massacre : photo

Quand viennent les bombes

 

Au coeur des ténèbres

Pour donner vie à cet Enfer et le rendre encore plus authentique, au-delà du scénario qui s'appuie majoritairement sur des faits réels, Klimov pousse le réalisme à l'excès. Il tourne son film sur le sol biélorusse, avec des dialogues en biélorusse authentique et en allemand, et dans l'ordre chronologique, durant neuf mois.

Il utilise d'anciens uniformes SS d'époque, de vraies munitions dans la plupart des scènes (y compris pour les obus) et engage des civils et des paysans locaux, dont des survivants des tueries du Front de l'Est, mais aucun acteur professionnel, encore moins pour le rôle principal de Fliora, comme il l'expliquera plus tard dans un entretien :

"J'avais parfaitement compris que le film serait dur. J'ai décidé que le rôle central du garçon du village, Fliora, ne serait pas joué par un acteur professionnel qui se serait immergé dans le rôle et aurait pu se protéger psychologiquement grâce à son expérience d'acteur, sa technique et ses compétences. Je voulais trouver un simple garçon de 14 ans.

Nous devions le préparer aux expériences les plus difficiles, puis les capturer sur la pellicule. Et en même temps, nous devions le protéger du stress pour qu'il ne finisse pas dans un asile de fous après le tournage, mais qu'il soit rendu à sa mère vivant et en bonne santé."

 

Requiem pour un massacre : photo

Lutter pour sa vie, littéralement

 

Après plusieurs auditions, durant lesquelles il demande à des enfants de pleurer plusieurs fois avant de leur montrer des vidéos des camps de concentration et de leur offrir un goûter en observant leurs réactions, son choix s'arrête sur Aleksei Kravchenko, qui a refusé de ce qu'on lui proposait après le visionnage (et qui était seulement venu accompagner un ami à l'origine).

Afin de protéger le garçon et l'empêcher de sombrer dans la folie à cause de ce qu'il endure sur le tournage, Elem Klimov fait appel à des psychologues pour essayer de le plonger dans un état d'hypnose, ce qui ne fonctionne jamais. En plus du stress émotionnel, Aleksei Kravchenko est également soumis à un régime drastique, qui l'atteint physiquement comme le montre son visage, de plus en plus marqué à mesure que le tournage progresse et que son personnage se retrouve arraché de son foyer pour être entraîné dans les ténèbres.

 

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Du sang et des larmes

 

Au milieu des forêts et des marécages d'une zone de Biélorussie qu'Elem Klimov ne quitte pas un instant (contrairement au reste de l'équipe), le jeune acteur échappe à la mort à plusieurs reprises. Alors qu'il part à la recherche de sa famille (qui a déjà été tuée derrière la maison sans qu'il le remarque), Fliora et une fille plus âgée, Glasha, traversent un marais, dans lequel Aleksei Kravchenko se noie presque. Et sa détresse transparait clairement à l'écran.

Plus tard, Fliora cherche de la nourriture et trouve une vache, qu'il veut ramener au village, mais les Allemands commencent à mitrailler le terrain. De vraies balles sont utilisées, certaines passent à peine dix centimètres au-dessus de la tête d'Aleksei Kravchenko d'après ce qu'il racontera plus tard, et finissent par réellement tuer la vache, qui s'écroule à côté du jeune acteur et manque de l'écraser.

 

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First Cow

 

Cette volonté de restaurer la réalité se retrouve également dans la mise en scène, qui emprunte parfois au documentaire, mais surtout dans la manière qu'a le film de directement interpeller le spectateur avec des gros plans, des plans subjectifs, des regards constants vers l'objectif, de longs plans en Steadycam et un travail impressionnant sur le son, afin de faire ressentir toutes les expériences et les émotions de Fliora et des autres personnages. 

Une immersion qui rend l'horreur de la guerre encore plus infecte et qui inspire évidemment de l'empathie pour le garçon, mais qui permet aussi d'appréhender ce qu'ont pu vivre Klimov, Adamovitch et les survivants des tueries du Front de l'Est, aussi bien pendant la Seconde Guerre mondiale et l'opération Barbarossa qu'après.

 

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En plein chaos

 

La séquence finale du film, l'insoutenable massacre des villageois brûlés vifs dans une grange, est tellement réaliste qu'elle a réveillé certains traumatismes chez les interprètes civils comme l'a expliqué le réalisateur : "Pour cette scène, nous avons utilisé des villageois, des non professionnels, principalement des femmes. Comme ils ne répondaient pas à mes instructions de jeu, j’ai réalisé que c’était un mécanisme de défense, que tous les gens filmés avaient dans leurs gênes une mémoire de la véritable terreur."

Conscient qu'il est peut-être allé trop loin, Klimov doute et dit à Alès Adamovitch que le film est trop brutal pour que les gens puissent le regarder, ce à quoi l'auteur et coscénariste lui répond qu'ils doivent quand même le faire, qu'il s'agit de "quelque chose qu'ils doivent laisser derrière eux, comme une preuve de la guerre et un plaidoyer pour la paix."

 

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Les hurlements avant le silence

 

IN MEMORIAM

Les conditions dans lesquelles a été tourné Requiem pour un massacre sont certainement condamnables et posent de nombreuses questions éthiques et morales quant à la représentation de la guerre au cinéma, comme a pu le faire Apocalypse Now à une époque (et Requiem pour un massacre est d'ailleurs souvent considéré comme un "Apocalypse Now de la Seconde Guerre mondiale"). D'autres films ont relaté des faits historiques tragiques sans aller dans de telles extrémités.

Toutefois, cette brutalité et ce réalisme impriment durablement la mémoire de ceux qui l'ont vu et font que Requiem pour un massacre se distingue parmi les films de guerre comme l'un des plus éprouvants à regarder justement parce qu'il est peut-être celui qui s'approche le plus de la dérangeante réalité.

En revanche, contrairement à ce que certaines critiques ont pu lui reprocher à l'époque, la violence n'est jamais gratuite et n'est que l'expression de la haine et la cruauté. Le plus difficile à supporter, ce qui met mal à l'aise et suscite autant d'émotion, ce n'est pas la violence, mais ce qui la motive, et le film exprime clairement toute l'absurdité et la folie de la guerre à travers elle dans la scène finale, où les soldats se comportent comme des bêtes sous le regard des officiers qui affichent un calme glaçant alors que les villageois tapent contre la porte pour essayer de se libérer des flammes.

 

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Résignation

 

À l'inverse d'autres oeuvres, Requiem pour un massacre n'a pas de vocation dramatique vis-à-vis de l'Histoire, comme on l'a reproché à La Liste de Schindler de Steven Spielberg et à d'autres films. Si Klimov est aussi pointilleux en termes de reconstitution et qu'il dépasse même les limites, ce n'est pas par complaisance ou par spectacle, mais bien par souci de véracité, pour donner la représentation la plus juste et la plus honnête de ce que lui et Adamovitch ont vécu dans leur enfance et des atrocités commises par les nazis en Biélorussie, que Je suis d'un village en feu raconte en partie.

Dans l'interview disponible sur la réédition DVD/Blu-Ray de Requiem pour un massacre chez Potemkine, le réalisateur raconte que le livre contient des témoignages dont la lecture est insupportable et qu'il a considéré l'oeuvre d'Adamovitch comme sa référence absolue pendant le tournage :

"Il se trouvait toujours sur ma table de travail. Le scénario, certes, mais ce livre, je le consultais constamment, parce qu'il m'empêchait de mentir dans mon film, ce serait-ce qu'un tout petit peu. Et c'est un sujet trop sacré pour mentir, pour 'faire du cinéma'..."

 

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La barbarie à l'état pur

 

Plongé dans le film tel un témoin des événements, le spectateur peut ainsi comprendre et partager l'aspect cathartique, expiatoire de l'oeuvre, mais aussi comprendre la souffrance des personnages, brute, authentique, qui provient non pas du long-métrage et de ce qui peut montrer, mais bien des événements dont il est tiré et qu'il "reproduit".

Et même s'il a voulu être le plus juste possible dans sa représentation de la guerre, Klimov a lui-même reconnu que tout ce qui est montré dans le film n'est qu'une version "allégée" de la réalité : "Si j'avais inclus tout ce que j'ai connu et que j'avais montré toute la vérité, même moi, je n'aurais pas pu le regarder."

 

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L'innocence remplacée par la souffrance

 

Lorsque le Lacrimosa du Requiem de Mozart (qui donne son titre français au film) résonne dans les dernières minutes, comme une prière adressée aux villageois et à tous les morts de la Seconde Guerre mondiale, et que la caméra reste figée sur le visage de Fliora, qui ressemble à vieillard après tout ce qu'il a vécu, un simple panneau annonce à l'écran que "628 bourgades de Biélorussie ont été détruites par le feu avec tous leurs habitants".

Un fait qui permet alors de prendre conscience du mal et de l'horreur historiques, bien réels, tandis que Fiora rejoint les autres partisans en train de marcher au milieu de la forêt vers une prochaine bataille, une prochaine tuerie.

 

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Enfance sacrifiée

 

À la toute fin d'un entretien disponible sur YouTube, Elem Klimov marque une pause puis lance un bref regard à la caméra, revient à celui qui l'interroge et déclare : "Je ne regrette pas d'avoir fait ce film. Il a eu un développement et une histoire difficiles. Mais il faut parfois faire la différence, pour faire quelque chose de louable. C'est là que réside la création, lorsqu'on peut offrir aux gens quelque chose de sérieux, qui a une valeur, un sens."


Un brin de Mugai

     

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