En ce jeudi matin le Kri-Krieur d'habitude si enjoué...
... arborait sa tête des mauvais jours .
La raison était simple .
Il avait reçu , le 23 octobre , un message alarmant émanant de La Buerie , lieu ( insuffisamment ) réputé en tant que cantine , lieu culturel où la Solidarité est devenu la règle et les discriminations de tous ordres sont bannies .
Le tout géré avec une énergie débordante par Ju dont je reproduis le message pour lui rester fidèle.
L'état expulse à tout va avant la trêve hivernale!!! au CADA
(Centred'Accueil des Demandeur.euses d'Asile) du Carla et de Foix comme ailleurs!!!
Diane, réfugiée de Côte d'Ivoire dans un CADA en Ariège depuis
un an avec sa fille Sarah, 6 ans, sont mises à la porte la semaine
prochaine (31 octobre).
Or l'hiver est là, le 115 est débordé...Diane a donc lancé une
bouteille à la mer en direction des différents réseaux de solidarité et je
lui ai répondu présente et je lance donc un appel à la solidarité
locale, vu que j'imagine qu'une grande partie des personnes de cette liste sont habitantx.e.s locales...
Concrètement, l'idée c'est de trouver:
- un logement à proximité d'une école, pour ne pas déscolariser
trop longtemps Sarah actuellement scolarisé à l'école à coté du
CADA. Çà pourrait être à La Bastide jusqu'à Foix ou St Girons en gardant
à l'esprit qu'elles n'ont pas de moyen de transport?
- des petits boulots pour avoir un minimum d'autonomie financière
(elle n'a plus droit à aucune aide de l'Etat)
- des sous de manière régulière! pour les soutenir sur la durée.
Mise en place une cagnotte, à alimenter chaque mois grâce à vous/nous
pour les aider à payer le loyer, les charges et la nourriture.
8 jours plus tard grâce à l'énergie de Ju et... d'Isa que nous retrouverons dès le 24 novembre à la Buerie pour un concert sur les traces de Barbara et de Carlos Gardel,le toît était trouvé .
Kri-Kri après avoir confectionné un casque expérimental sensé symboliser le toît devenu droît depuis le 5 mars 2007 , et une cagnotte customisée se dirigea vers le marché .
Son passé le rattrapais à l'heure de la retraite car il avait été pendant des années un médiocre " voleur rémunéré " dans un établissement financier ( banque ça fait vulgaire...) dont le symbole est un rongeur grimpeur tout fou à la queue touffue .
Le plan était simple " taper " tout ce qui bougeait pour accumuler les brouzoufs indispensables.
Après avoir constaté qu'une fois de plus les plus jeunes bénéficiant pour certain.es des minima sociaux étaient plus généreuxses que les plus âgé.es qui en Ariège ont un rapport difficile à l'argent et à la propriété immobilière .
Bref le soir même je rapportai à la Buerie le fruit de ma collecte estimée à la moitié d'un mois de loyer .
Encourageant pour un début mais largement insuffisant.
La décision était prise de réfléchir à d'autres sources de revenus , A suivre...
Le hasard ayant fait que notre semaine de vacances à " Balaruc les vieux " coïncide avec le festival " 22 V'la Georges " à Sète organisé par la dynamique équipe de Cap Brassens .
Extrait :
Avec un big up pour la version reggae rap du " Pornographe " de Fab Furax à la 58ème...
Post scriptum : Outre le MIAM , Coté bouffe je
conseille le restaurant l'oranger , les huitres de l'étang de Thau
arrosées de Picpoul , les tielles et la praluline .
Il était 9h43 lorsque les farces du désordre , travesties en femmes portant de longues chemises blanches , ont franchi le seuil de l'Elysée pour signifier à son locataire sa mise en état d'arrestation pour crimes aggravés contre le peuple .
.
Le commando d’extrême gauche " Manu Ciao " auteur de cet enlèvement , bien connu en Ariège pour ses actions coups de poing anti " à peu prêt tout " a ensuite incarcéré celui que l'on nomme " le serial killer des droits sociaux " dans une " tute ". du Couserans .( voir photo reçue ce jour ).
L'enquête s'avère difficile dans cette région sauvage et difficile d'accès où les descendants des Demoiselles bénéficient du soutien de la population...
Hier matin , je commence ma campagne d'information et d'affichage concernant la réunion publique de lundi 14 octobre à La Bastide de Sérou sur des sites en rapport avec le projet :
Ce matin , je constate que ces informations ne font pas l'unanimité et je constate la disparition des dites affiches .Le temps de me réapprovisionner et en début d'après midi les affiches s'étaient multipliées avec en bonus une invitation à venir échanger sur le sujet lors de ladite réunion.
Le lac de Mondely qui est un lac de barrage , a vu le jour en 1980 Il a été créé par des agriculteurs réunis dans le Syndicat Mixte d'Aménagement Hydraulique de la Vallée de la Lèze ( S.M.A.H.V.L ) crée le 1er janvier 1982.
Les agriculteurs irrigants .exploitent et assurent la gestion du barrage et des lâchers d'eau.
Il couvre 57 ha et s'étend sur 3 communes : Gabre , La Bastide de Sérou et Aygues-juntes. . Le projet occuperait entre 20 % de ce projet .
Le site a été classé « Zone naturelle d’intérêt écologique , faunistique et floristique par le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable en 1989 . C'est un site d'observation ornithologique.
Face a des difficultés financières pour entretenir le lac et notamment le barrage et ne pouvant obtenir des financements publics , le S.M.A.H.V.L s'est tourné vers le privé .
Une promesse de bail a été signée en 2018 permettant à EDF Renouvelables d'engager des frais pour des études techniques et environnementales .
Très rapidement une opposition à ce projet s'est manifestée prenant la forme en 2024 d'une association loi 1901 : Mondelybre .
Où en est on ?
Des réunions d'information publiques ont été organisées dans les 3 Communes concernées en présence de représentants du S.M.A.H.V.L et d' EDF Renouvelables .
Réunions au cours desquelles le nombreux public a pu poser les questions dont certaines pour lesquelles les réponses fournies étaient soit évasives soit repoussées à une date ultérieure.
Conséquence Mondelybre se devait d'organiser une réunion publique destinée à donner la parole aux opposants.et aux défenseurs de ce projet.
Rendez vous le lundi 14 octobre à La Bastide de Sérou .
Le lieu de la réunion a été choisi notamment parce que la commune de La Bastide de Sérou s'est fixée comme ligne de conduite de ne pas prendre de décision contre ce projet contrairement à celle de Gabre dont le conseil municipal a voté contre ce projet .C'est aux citoyens de se faire une opinion .
Localement les affiches ont fleuries dans la commune , consultables par tous et partout y compris dans des lieux qui font sens..
.
Outre votre présence à la réunion du 14 octobre qui se conclura par une auberge espagnole , vous pouvez soutenir la jeune association Mondélybre en vous rendant sur le site :
Vivre sans smartphone en 2024 : un quotidien semé d’embûches
Des services ou événements sont désormais inaccessibles si l'on ne dispose pas d'un smartphone pour scanner un QR code - Web Summit / CC BY 2.0 / Flickr via Wikimedia Commons
Prix, dégâts environnementaux, risque d’addiction…
Les raisons de ne pas avoir de smartphone sont nombreuses. Mais il
devient très difficile de s’en passer, car de plus en plus de démarches
nécessitent cet appareil. Témoignages.
« Vous scannez le QR code et vous téléchargez l’appli ! » Une phrase banale, à l’heure où le smartphone semble être devenu incontournable. En 2023, 87 % des Français en étaient équipés, une part qui reste stable par rapport à 2022. Mais pour les 13 % qui résistent encore, la vie devient de plus en plus compliquée.
C’est le cas d’Elena, 33 ans, médiatrice culturelle à Orléans, qui n’a jamais eu de smartphone. La raison est simple : « Je n’en ai jamais vu l’utilité. Pourquoi acheter quelque chose dont je n’ai pas besoin ? Et puis au fil du temps, j’ai pris conscience de son impact écologique, et aujourd’hui c’est devenu un choix militant. »
Un engagement minoritaire auquel notre société est de moins en moins
adaptée, constate-t-elle. Depuis 2023, dans sa région, il faut réserver
un billet pour mettre son vélo dans le TER le
weekend. Impossible de le faire en gare, c’est uniquement sur internet.
Une grosse contrainte pour Elena, car ce système lui enlève toute
flexibilité.
« Je suis obligée d’anticiper pour pouvoir imprimer les billets avant de partir, raconte-t-elle. Sauf
que quand je pars en weekend à vélo, je ne sais pas toujours à l’avance
quel train je vais prendre pour rentrer, et je n’ai pas forcément accès
à une imprimante. Du coup, pour être sûre de pouvoir prendre mon vélo,
je pars le vendredi et je rentre le lundi, où il n’y a pas besoin de
réservation. »
« J’ai dû emprunter un smartphone en faisant croire que c’était le mien »
Parfois, il est possible d’obtenir gain de cause en bataillant : « Ma
banque m’a dit que je ne pourrais plus valider mes paiements en ligne
sans l’application sur smartphone, et, quand j’ai menacé d’aller voir
ailleurs, tout d’un coup c’est devenu possible de continuer à recevoir
un code par SMS. Quand on insiste un peu, il y a toujours des marges de manœuvre », dit Elena. De fait, selon la charte du Comité national des moyens de paiement, les banques doivent proposer des solutions alternatives.
Mais il y a des cas où ça bloque. « Quand
j’ai voulu me servir de mon compte personnel de formation, il fallait
avoir un smartphone pour vérifier son identité numérique France
Connect +, raconte Elena. J’ai fini par trouver qu’il existait
une procédure alternative par courrier, mais ça prenait un mois, et je
ne pouvais pas attendre pour m’inscrire à ma formation. J’ai dû
emprunter un smartphone en faisant croire que c’était le mien. »
« Je n’en pouvais plus d’être connecté en permanence, d’avoir ce truc qui sonne tout le temps », confie Simon, militant écologiste.
camilo jimenez / Unsplash
Une situation qui révolte Simon, 34 ans. « On dirait que tout est fait pour rendre le smartphone obligatoire », s’insurge ce militant écologiste. Lui en a eu un, avant de revenir en arrière il y a un an. « Au-delà de l’impact écologique, c’était une question de santé mentale, confie-t-il. Je
n’en pouvais plus d’être connecté en permanence, d’avoir ce truc qui
sonne tout le temps. Je ne voulais plus me laisser happer. »
Mais ce choix a parfois un coût. « Quand je prends le train, si je dois changer mes plans à la dernière minute, je suis obligé de prendre un TGV super cher, parce qu’on ne peut pas acheter de billet Ouigo en gare, c’est forcément sur internet. » Quand il prend le RER pour aller travailler, là c’est l’information qui manque en cas de retard. « Sur le panneau, c’est marqué “Trafic perturbé. Consultez l’application Bonjour RATP.” Et c’est tout. »
Il est aussi exclu de certains événements, comme le concert gratuit
donné pour l’arrivée de la flamme olympique à Paris, le 15 juillet. « Pour réserver sa place, il fallait absolument télécharger l’application Coca-Cola [l’un des sponsors des Jeux de Paris],
du coup je n’y suis pas allé. Ce qui me choque, c’est que tout le monde
a l’air de trouver ça normal, personne ne se demande ce que cette appli
vient faire dans ton téléphone ! »
Privée de réductions
Pour Delphine, 41 ans, se passer de smartphone n’a rien d’une démarche militante : « C’est
juste que je n’en ai jamais eu envie. Je suis consciente qu’il y a un
risque d’addiction, et je ne veux pas tomber là-dedans. Et puis je me
suis toujours parfaitement débrouillée sans. Il y a toujours des humains
pour m’aider quand je galère ! »
Mais depuis peu, de nouveaux obstacles sont apparus. « Il y a des restos où il n’y a plus de carte papier, il faut flasher un QR code. Une fois, à Roubaix, c’est le serveur qui m’a prêté son smartphone pour que je puisse voir le menu ! » raconte celle qui habite dans la campagne près de Calais.
Constructrice de décors, elle achète beaucoup de matériel dans une enseigne de bricolage. « Pour adhérer au programme de fidélité, il faut télécharger une application, donc je n’ai pas le droit aux réductions. » Encore une fois, se passer du smartphone coûte cher.
« On m’a fait sentir qu’il fallait que j’aie un smartphone »
Ce choix a même été source de tensions dans son travail. « Dans
le collectif de théâtre où je travaillais avant, la communication se
faisait sur un groupe WhatsApp, auquel je n’avais pas accès. Donc je
n’avais pas les infos, il y avait plein de trucs que je ratais, et on
m’a fait sentir qu’il fallait que j’aie un smartphone. »
Delphine n’a pas cédé. « On
me demandait de changer complètement mon mode de vie, alors qu’ils
auraient pu tout simplement changer de canal de communication. On aurait
très bien pu faire un groupe Messenger, accessible sur smartphone et
sur ordinateur ! J’ai fait de la résistance. Puisqu’ils ne voulaient pas changer, ils n’avaient qu’à me transmettre les infos par texto. »
« Pour
moi, c’est un symbole de la numérisation de nos vies, que je trouve
aliénante et déshumanisante, et qui consomme beaucoup de ressources et
d’énergie », proteste Antoine, cantonnier dans la Meuse.
Romain, 34 ans, a rencontré le même problème dans l’entreprise où il travaillait. « Mes
collègues avaient un groupe WhatsApp, et comme j’étais le seul à ne pas
être dessus, parfois je me demandais s’ils parlaient de moi dans mon
dos… » Pas de quoi le faire changer d’avis sur le smartphone. « Je trouve ça très cher, et je ne vois pas l’intérêt de dépenser autant pour un téléphone. »
Le principal écueil pour ce Brestois, c’est dans le militantisme, où
l’usage de messageries chiffrées comme Signal devient la norme. « Il
y a quelques collectifs où tout passe par ça, et je me retrouve un peu
sur la touche. J’ai les infos en retard par rapport aux autres, qui sont
dans l’instantanéité. »
« Même dans le mouvement
écologiste, il y a un retard de prise de conscience sur le smartphone,
dont le coût écologique est pourtant colossal, déplore Yves Marry, auteur de Numérique, on arrête tout et on réfléchit !. C’est
un outil tellement pratique que ça s’impose, et ça devient très
difficile de s’en extraire, de remettre en cause cette addiction. »
Les « dumbphones » menacés par la fin de la 2G
C’est ce que constate Antoine, 39 ans, cantonnier dans la Meuse, dans les associations et collectifs où il s’implique. « Il
y a des décisions qui se prennent sur des messageries comme WhatsApp,
auxquelles je n’ai pas accès, du coup je ne suis pas au courant. Je me
retrouve exclu des lieux de décision », regrette-t-il. Un comble pour celui dont le refus du smartphone est un choix militant.
« Pour moi, c’est un symbole
de la numérisation de nos vies, que je trouve aliénante et
déshumanisante, et qui consomme beaucoup de ressources et d’énergie », poursuit-il. En 2020, le numérique représentait 10 % de la consommation électrique française. « On
nous impose une vie numérisée très énergivore, et ensuite on nous dit
qu’il faut relancer le nucléaire pour produire plus d’énergie ! »
Mais pour Antoine, l’étau se resserre. « Début
septembre, j’ai reçu un courrier d’Orange pour me dire que les réseaux
2G et 3G n’étaient plus entretenus… et me proposer d’acheter un nouveau
téléphone compatible avec la 4G ! » Car les opérateurs vont débrancher les réseaux 2G et 3G, jugés obsolètes avec le déploiement de la 4G et de la 5G. La fin de la 2G est prévue entre fin 2025 et fin 2026 selon les opérateurs, celle de la 3G pour 2028-2029.
Ce qui révolte Antoine. « Je vais être forcé de jeter mon téléphone, qui a dix ans et qui marche très bien, pour en acheter un neuf. »
Mais il pourra toujours échapper au smartphone, puisque plusieurs
fabricants ont sorti des mobiles simples compatibles avec la 4G. Ce qui
n’apaise pas sa colère : « Ce sont des choix de société qui sont faits sans nous, on n’a aucune voix au chapitre. »